« Laissons les jeunes aider les jeunes dans la recherche d’un emploi »

Hannelore Goemand (sp.a) veut des coaches experts du vécu pour les jeunes chez Actiris

Jeudi 13 juillet 2017 — La députée bruxelloise Hannelore Goeman (sp.a) propose de recruter au sein du service de l’emploi bruxellois Actiris des jeunes qui savent eux-mêmes ce que les jeunes traversent dans leur recherche d'un emploi. Ils peuvent constituer une fonction de passerelle entre le service et les jeunes, mieux aligner le service et accroître l’accessibilité d’Actiris.

Le Gouvernement bruxellois s’investit fortement dans la lutte contre le chômage des jeunes. Avec succès, car cela fait déjà la quatrième année consécutive que le chômage des jeunes diminue de manière ininterrompue. Cependant, le chômage reste élevé par rapport aux autres régions et certains groupes de jeunes sont encore exclus. Ainsi, on compte près de 11.000 jeunes NEET (Not in Employment, Education or Training) (-25 ans) inscrits chez Actiris. Les jeunes NEET ne travaillent pas, ne vont pas à l’école et ne suivent aucune formation. À côté de cela, il y a encore un grand groupe qui n’est même pas inscrit chez Actiris et disparaît donc totalement du radar. Selon Hannelore Goeman (sp.a), il n’est pas simple d’insérer ces jeunes dans un parcours :

« Beaucoup de jeunes à la recherche d’un emploi sont loin du marché de l'emploi et sont socialement isolés. Leur confiance en eux et dans la société est très faible. Je constate également qu’Actiris ne jouit pas de la meilleure des réputations. Ils considèrent l'agence plutôt comme une belle-mère embêtante, que comme un coach utile. Et dans ce cas, la collaboration devient vite difficile. La manière selon laquelle on les approche, les premiers contacts, peuvent réellement faire la différence ».

C’est pourquoi la députée propose d’attirer l’environnement de ces jeunes chez Actiris, tout comme ce fut également une réussite pour l’insertion d’experts en précarité dans d’autres services publiques. Là-bas, ils sont, entre-temps, considérés comme un maillon essentiel de la modernisation des pouvoirs publics, car le service répond mieux aux besoins de la population.

Selon Hannelore Goeman, Actiris aurait bien besoin de personnel supplémentaire. Elle a récemment demandé quelques chiffres et il en ressort qu’il y a un conseiller disponible pour 360 chercheurs d'emploi.

« C’est encore beaucoup trop peu. Un accompagnement personnel augmente considérablement les chances de trouver un emploi. Recruter des conseillers est donc le mot d’ordre, et de préférence des personnes qui connaissent le groupe-cible. Il ne faut même pas aller chercher très loin. Un magnifique travail est fourni dans de nombreuses organisations pour la jeunesse en matière de coaching et d'accompagnement des jeunes, tant de manière bénévole que professionnelle. C’est ce type d’expertise que nous devons attirer chez Actiris, surtout si nous voulons atteindre et activer les jeunes NEET », déclare Hannelore Goeman.

Hannelore Goeman