Bruxelles bénéficie d’une politique de vaccination coordonnée

La résolution d’Hannelore Goeman (sp.a) sur le sujet va être approuvée demain, au Parlement bruxellois

Jeudi 5 juillet 2018 — Le Parlement bruxellois approuve, demain, avec le soutien de la majorité et de l’opposition, une résolution d’Hannelore Goeman (sp.a) à propos d’une politique de vaccination coordonnée à Bruxelles. Actuellement, tant la Communauté française que la Communauté flamande sont compétentes pour la politique de vaccination. Et ce n’est pas efficace : il y a deux banques de données, ce qui fait que les médecins et les pouvoirs publics n’ont aucune idée des personnes qui sont vaccinées et contre quelle maladie elles le sont. Avec cette résolution, le Parlement entend changer les choses.  

Hannelore Goeman : « Il est très important que tous les Bruxellois soient correctement vaccinés. Nous avons réussi à maîtriser les maladies graves et très contagieuses grâce à la vaccination. À présent, beaucoup moins d’enfants décèdent parce qu’ils sont vaccinés.  Surtout maintenant que des inepties sont diffusées selon lesquelles la vaccinations pourraient entraîner l’autisme, il est nécessaire de disposer d'une politique coordonnée pour garder élevé le taux de vaccinations et éviter les épidémies de maladies contagieuses.

Une politique coordonnée suppose que tous les médecins aient accès aux deux banques de données et que les données des deux banques de données soient disponibles pour mener une politique préventive en matière de santé. Les médecins néerlandophones et Kind & Gezin utilisent une banque de données, les médecins francophones et l’ONE en utilisent une autre. Il est actuellement impossible de consulter les banques de données de l’autre communauté.

Hannelore Goeman : « En fonction des besoins, les Bruxellois se rendent chez différents médecins. Lorsqu’une vaccination est nécessaire, le médecin doit pouvoir vérifier si le patient a déjà été vacciné ou non. La langue ne joue aucun rôle en la matière. Sans coordination, nous courrons le risque que les enfants bruxellois passent entre les mailles du filet et ne soient pas vaccinés. Par ailleurs, la sensibilisation reste indispensable. Et il est préférable de le faire avec des chiffres corrects. Pour ce faire également, un échange de données est nécessaire. »