Fouad Ahidar (sp.a) demande une catégorie pour identifier les actes islamophobes ou antisémites dans les circulaires de police

Mardi 29 septembre 2015 — Dans sa lutte contre l’islamophobie et l’antisémitisme, le député bruxellois Fouad Ahidar (sp.a) demande au gouvernement fédéral d’inclure explicitement ces discriminations dans les circulaires de police effectives lors d’un dépôt de plainte.

Le député bruxellois Fouad Ahidar a interpellé ce mardi 29 septembre 2015 le Ministre- Président du gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale, Rudi Vervoort sur l’absence d’une rubrique qui permet d’identifier une plainte d’ordre islamophobe ou antisémite auprès des services de police.

Fouad Ahidar (sp.a) “Il est regrettable de devoir constater que lorsque une plainte est déposée pour islamophobie ou antisémitisme auprès d’un commissariat de police à Bruxelles, l’agent se voit contraint de catégoriser ces actes dans une rubrique intitulée « autres discriminations », contrairement aux actes homophobes, racistes, xénophobes, négationnistes et révisionnistes qui sont reconnus en tant que tels.

Par ailleurs, les derniers chiffres communiqués par le Centre interfédéral pour l’égalité des chances sont interpellant et témoignent d’une hausse considérable et alarmante de signalements faisant motion d’antisémitisme et/ou négationnisme ainsi que d’islamophobie. Il faut également savoir que les victimes de ce genre de discriminations ne savent pas toujours vers quelle instance compétente se tourner pour porter plainte et estiment bien trop souvent qu’il est inutile de le faire car cela ne changera rien. »

A la réponse du Ministre–Président Rudi Vervoort que cela relève d’une matière fédérale, le député Fouad Ahidar demande explicitement au gouvernement fédéral, notamment au ministre fédéral de la sécurité et de l’intérieur Jan Jambon ainsi qu’à Koen Geens, ministre de la justice, de prendre leurs responsabilités et d’intégrer ces catégories aux circulaires de police.

"Il est grand temps que ces fléaux puissent être reconnus à juste titre et quantifiés. Ces deux catégories permettront d’obtenir des chiffres exacts pour les plaintes déposées pour motif islamophobe ou antisémite et de mettre tous les moyens nécessaires qui permettront de lutter contre ces discriminations," conclut monsieur Ahidar.