Il faut davantage d'habitations de transit à Bruxelles

Il faut davantage d'habitations de transit à Bruxelles

Fouad Ahidar (sp.a) veut un soutien efficace pour les personnes ayant besoin d'une habitation temporaire

Jeudi 18 mai 2017 — Il y a, à Bruxelles, trop peu d'habitations de transit et la gestion de celles-ci est morcelée. Pourtant, ces habitations de transit sont très importantes, par exemple, lorsque des habitations sont déclarées inhabitables ou lorsque des personnes sont expulsées, pour pouvoir garantir le droit constitutionnel au logement. Le député parlementaire et président de la Commission Logement, Fouad Ahidar (sp.a) a interpellé la Ministre compétente, Céline Fremault, à ce sujet. 

Les habitations de transit sont des habitations qui peuvent être utilisées de manière temporaire par des victimes d'une expulsion ou d'une déclaration d'inhabitabilité. Elles offrent une solution aux situations de crise et permettent aux communes de déclarer des habitations inhabitables qui ne sont pas sûres ou qui sont insalubres sans mettre les habitants à la rue.

 

À Bruxelles, il n'existe que 500 habitations de transit gérées par le secteur public. Elles sont gérées par les communes, les CPAS et les agences de locations sociales. À côté de cela, il y a encore des associations qui gèrent ce genre d'habitations de transit.

Fouad Ahidar veut que le nombre d'habitations de transit à Bruxelles soit augmenté et que la Région bruxelloise crée un bon cadre pour la gestion de ces habitations de transit :

« Les habitations de transit sont d'une importance capitale pour veiller à ce que les gens ne se retrouvent – littéralement – à la rue en cas, par exemple, d'expulsion ou de déclaration d'inhabitabilité. Elles ont donc un rôle important dans les situations d'urgence. Actuellement, il y a trop peu d'habitations de transit de ce type et celles-ci sont également réparties de façon inéquitable sur l'ensemble du territoire. Nous devons veiller à ce qu'il y ait davantage d'habitations de transit de ce type et qu'une politique cohérente soit menée. »

Fouad Ahidar pointe également le fait qu'actuellement les communes hésitent parfois à déclarer inhabitables des habitations qui sont clairement dangereuses ou insalubres par manque de solutions d'urgence pour les familles concernées. En augmentant leur nombre et en adoptant une meilleure gestion, la lutte contre les marchands de sommeil pourra également être intensifiée. 

Fouad Ahidar