La politique de vaccination à Bruxelles va être coordonnée

La résolution d’Hannelore Goeman (sp.a) sur le sujet a été approuvée au Parlement bruxellois

Mercredi 13 juin 2018 — La Commission Santé du Parlement bruxellois a approuvé, ce jour, à l'unanimité une résolution d’Hannelore Goeman (sp.a) par laquelle elle demande de coordonner la politique de vaccination à Bruxelles. Pour l’instant, tant la Communauté française que la Communauté flamande sont compétentes pour la politique de vaccination à Bruxelles. De ce fait, il existe deux banques de données de vaccination côte à côte. Par conséquent, les médecins et les pouvoirs publics n’ont aucune idée des personnes qui sont vaccinées et contre quelle maladie. Mais il y a du changement.

Hannelore Goeman : « Il est très important que tous les Bruxellois soient correctement vaccinés. Nous avons réussi à maîtriser les maladies graves et très contagieuses grâce à la vaccination et avons également pu diminuer fortement la mortalité infantile. Surtout, maintenant que de plus en plus de fake news font en sorte que certaines personnes remettent les vaccinations en question, nous devons avoir une politique bien coordonnée pour garder élevé le taux de vaccination et éviter les épidémies de maladies contagieuses. »

Une politique coordonnée suppose au minimum que tous les médecins aient accès aux deux banques de données et que les données des deux banques de données soient disponibles pour mener une politique préventive en matière de santé. ​Les médecins néerlandophones et Kind en Gezin utilisent une seule banque de données. Les médecins francophones et l’ONE en utilisent une autre. Il est actuellement impossible de consulter la banque de données de l’autre communauté.

Hannelore Goeman : « En fonction des besoins, les Bruxellois se rendent chez différents médecins. Lorsqu’une vaccination est nécessaire, le médecin doit pouvoir vérifier si la vaccination a déjà eu lieu ou non. La langue ne joue aucun rôle en la matière. Sans coordination, nous courrons le risque que les enfants bruxellois passent entre les mailles du filet et ne soient pas vaccinés. Par ailleurs, la sensibilisation reste nécessaire et celle-ci est la plus efficace sur la base de chiffres concrets. Pour ce faire également, un échange de données est nécessaire. »