Le sp.a attire l’attention sur la problématique des proxénètes d’adolescents à Bruxelles

À l’occasion du plan d’action du Gouvernement flamand contre la problématique des proxénètes d’adolescents, le parlementaire bruxellois Fouad Ahidar (sp.a) a interrogé le Ministre-président Rudi Vervoort sur la situation à Bruxelles. Il en est ressorti que le problème serait quasi inconnu à Bruxelles. Fouad Ahidar a du mal à croire que ce phénomène s’arrêterait à la frontière régionale et demande une enquête.

Dans sa réponse, Rudi Vervoort renvoie aux chiffres rapportés par l’organisme d’aide Pag-Asa, un centre d’accueil reconnu pour les victimes de la traite d’êtres humains, situé à Bruxelles. Le centre s’occupe essentiellement de personnes étrangères victimes de la traite d’êtres humains, surtout des filles originaire du Nigéria ou d’Europe de l’Est. Il n’existerait aucun cas connu d’exploitation sexuelle de mineur belge par un proxénète d’adolescent.

Le problème est pourtant grave en Flandre. Child Focus dit être informé d’une soixantaine de cas. L’organisation insiste, les faits iraient encore bien plus loin qu’on le pense. D’après Heidi De Pauw, directrice de Child Focus, il y aurait en ce moment même au moins une centaine de filles sous l’influence de proxénètes. Il s’agit selon elle d’un problème qu’on ne veut pas voir, dont les victimes mêmes ne se voient pas comme telles ou ont honte.

Fouad Ahidar, parlementaire bruxellois (sp.a), ne voit pas comment Bruxelles ne serait pas touchée par ce phénomène et craint que le problème passe sous le radar :

« Le problème explose en Flandre et Bruxelles serait complètement épargnée ? Comme si les proxénètes étaient incapables de passer la frontière de la région... C’est surtout maintenant que le Gouvernement flamand commence à s’attaquer au problème qu’il faut faire attention à ce que ces activités ne déménagent pas chez nous. L’anonymat des grandes villes est le terrain idéal pour ces hyènes sans scrupule », affirme Ahidar.

Ahidar souhait obtenir plus d’informations sur le phénomène et demande une enquête. Il demande également qu’on mette sur pied un centre d’appel dédié :

« Je crains bien qu’il sera évident que le problème se pose aussi à Bruxelles dès que les gens sauront qu’il existe un numéro pour signaler ce genre de situation. »

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