Le sp.a est satisfait des premiers principes de la nouvelle législation sur les loyers

Jeudi 17 décembre 2015 — Fouad Ahidar du groupe sp.a bruxellois est satisfait des premiers principes de la nouvelle législation sur les loyers qui ont été approuvés aujourd'hui par le Gouvernement. L'accord rencontre trois exigences pour lesquelles le sp.a lutte depuis des années. À savoir, l'instauration d'un fond de garantie locative, un fond de garantie pour les propriétaires et la création d'un cadre pour la colocation.

Cela fait très longtemps que le sp.a est demandeur d'une adaptation de la législation sur les loyers. Depuis la sixième réforme de l´État, les régions sont compétentes dans cette matière. Le marché du logement bruxellois se compose de 60 % de locataires. Pour le parti, il est surtout important que l'on crée tant un fond de garantie locative qu'un fond de garantie pour les propriétaires. Cela devrait susciter davantage de confiance sur le marché locatif et donc en garantir un meilleur fonctionnement. Les deux garanties permettent surtout que les groupes de populations plus vulnérables puissent accéder à de meilleurs logements locatifs.

« La situation sur le marché locatif bruxellois est surtout précaire pour les ménages vulnérables. Ils sont systématiquement exclus par des bailleurs en raison d'une crainte souvent injustifiée de défaut de paiement. Ces ménages atterrissent ainsi dans les mains de marchands de sommeil malhonnêtes, qui osent demander des loyers équivalents voire plus élevés pour des taudis. Le fonds de garantie locative et le fond de garantie pour les propriétaires renforcent considérablement la position des ménages vulnérables sur le marché locatif », déclare Fouad Ahidar.

Pour le sp.a, il est très important que ces deux mesures aboutissent finalement dans le code du logement. La parti continuera d'insister jusqu'à une réalisation effective.

Fouad Ahidar est également très satisfait du passage dans l'accord visant à créer un cadre pour la colocation.

Il ressort des chiffres (indicatifs) les plus récents du Centre d'Observation des loyers de 2013 que 9 % des logements locatifs bruxellois sont occupés par des personnes qui pratiquent la colocation.  Il semble également que ce chiffre ait fortement augmenté ces dernières années.

« Les motivations sont diverses, mais souvent pour des considérations financières et/ou sociales. Surtout pour les jeunes, il s'agit là d'un premier pas important sur le marché du logement. Par conséquent, il est grand temps que la politique reconnaisse cette réalité croissante et s'adapte aux nombreuses et diverses formes de cohabitation dans cette ville » , ajoute Fouad Ahidar.