Le sp.a participe à la réflexion sur la manière de faire revivre Bruxelles

Hier, lors de la Commission Économie du Parlement bruxellois, un débat s'est tenu sur les conséquences des attentats sur l'économie locale. Le sp.a a formulé quelques propositions.

Vendredi 22 avril 2016 — Elke Roex (sp.a)  est satisfaite des mesures que le Gouvernement bruxellois a prises, mais attend également un effort des autres pouvoirs publics pour aider leur capitale à se relever.

Le sp.a formule également quelques propositions supplémentaires pour soutenir l'économie locale et redorer l'image de Bruxelles.

Tout d'abord, il faut rétablir la confiance. Si l'on veut accélérer le redressement, il faut au minimum créer la perception de normalité, cela signifie la normalisation de la vie urbaine, à commencer par la circulation des métros. Certaines mesures de sécurité semblent démesurées et doivent être mieux harmonisées aux besoins de la ville. Les expériences vécues à New York, Madrid et Londres ont démontré qu'une sur-réaction de l'État au niveau de la sécurité est néfaste pour la revitalisation de l'économie locale.

Deuxièmement, les gouvernements doivent prendre ensemble un certain nombre de mesures promotionnelles et économiques temporaires et urgentes. Outre les campagnes promotionnelles planifiées, nous demandons à la SNCB un ticket de train « We love Brussels » moins cher pour se rendre à Bruxelles. Ceci devrait faire en sorte que les personnes habitant en dehors de Bruxelles reviennent plus rapidement dans leur capitale. 

Sur le plan économique, nous avons besoin d'un plan d'urgence économique local. Les petites entreprises et indépendants souffrent le plus de cette baisse économique temporaire et locale. Ils possèdent peu de réserves et ne disposent souvent pas des capacités nécessaires pour bénéficier des différentes mesures de soutien. Le nombre de faillites dans ce genre de commerces est en train d'augmenter de façon exponentielle. Le sp.a propose de prévoir une procédure simplifiée et prioritaire dans certains périmètres et pour certains secteurs afin que les mesures de soutien parviennent beaucoup plus rapidement aux commerçants touchés et avec moins de charges administratives.