Le sp.a veut une banque de données centralisée pour lutter contre le terrorisme

Mardi 1 mars 2016 — Le sp.a s'étonne de la proposition de loi de la N-VA visant à contraindre les CPAS bruxellois à transmettre des infos sur les combattants en Syrie. C'est une quête d'image de marque pure et simple selon Fouad Ahidar (sp.a). Le Ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, ne parvient même pas lui-même à obtenir une bonne circulation des informations. Le sp.a plaide pour l'instauration d'une banque de données centralisée.

Fouad Ahidar (sp.a) est évidemment d'accord que les CPAS doivent transmettre les informations nécessaires à la justice et aux services de sécurité. Mais, il y a moyen de régler cela sans beaucoup de fanfare. Ce qui est plus important aujourd'hui, c'est ce qu'on fait de ces informations. Selon Fouad Ahidar, cela ne fonctionne pas encore comme il se doit.

« On réalise trop peu de choses avec les informations recueillies. Je connais suffisamment de récits de première main de professeurs et même de membres de la famille qui n'ont pu être entendus nulle part, où rien n'a été fait avec les informations fournies. Aujourd'hui, j'entends même dans les médias que la police avec reçu des indices sur les attentats de Paris », déclare Fouad Ahidar.

Selon Fouad Ahidar, le problème ne réside pas au niveau des CPAS: "Il est trop facile de rejeter la faute sur les CPAS. La N-VA se trompe une nouvelle fois d'ennemi. Que l'on se concentre sur des choses plus importantes. Depuis le début, le sp.a plaide pour une banque de données centralisée et dynamique consultable par les services de sécurité. Il est grand temps que celle-ci soit concrétisée », ajoute Fouad Ahidar (sp.a).