Les stages auprès des employeurs bruxellois sont une réussite

Les stages auprès des employeurs bruxellois sont une réussite

Mardi 2 octobre 2018 — Depuis 2014, Actiris organise des stages d’insertion chez les employeurs. L’objectif est que les jeunes peu ou moyennement qualifiés puissent effectuer un stage. Tant les employeurs publics que privés font bon usage de la mesure. C’est ce qui ressort des chiffres demandés par la députée bruxelloise Hannelore Goeman (sp.a).

Dans le cadre de la Garantie Jeune, Actiris peut proposer un stage à des jeunes peu ou moyennement qualifiés. La condition est que le jeune soit sans emploi depuis six mois. L’employeur bénéficie alors de conditions avantageuses. En 2017, 1229 jeunes ont effectué un stage. Plus de la moitié de ces stages ont eu lieu dans des entreprises (57 %), le reste dans le secteur non-marchand (15 %) et le secteur public (28 %).

Bruxelles Propreté et Proximus sont les principaux pourvoyeurs de stages avec respectivement 83 et 45 stagiaires. La majeure partie (77 %) des 462 employeurs participants limite toutefois le nombre de stagiaires jusqu’à un ou deux ans. Dans le secteur privé, il ressort que ce sont surtout les commerces et l’horeca qui sont intéressés, représentant plus de la moitié (56 %) des stages.

Pour entrer en ligne de compte, les jeunes ne peuvent disposer au maximum que d'un diplôme de l'enseignement secondaire supérieur. Un peu plus de la moitié dispose d’un diplôme de l'enseignement secondaire supérieur, tandis que 45 % des jeunes ne disposent tout au plus que d’un diplôme de l'enseignement secondaire inférieur. L’objectif des stages est d’augmenter les chances de ces jeunes sur le marché de l'emploi.

« C'est nécessaire, il faut oser être honnête. Nombreux de nos jeunes bruxellois ne sont pas dans la position la plus privilégiée. Ils doivent entrer en concurrence avec les navetteurs qui disposent souvent de meilleures qualifications et d'une meilleure connaissance des langues. Par ailleurs, la discrimination est encore toujours une réalité quotidienne. Nos jeunes ont donc besoin d'opportunités. Des opportunités pour prouver ce dont ils sont capables. Mais il s’agit également d'une opportunité pour les employeurs : ils apprennent à mieux connaître nos jeunes grâce aux stages », déclare Hannelore Goeman.

Il ressort des différentes analyses de l’Observatoire bruxellois pour l’Emploi et la Formation (OBEF) que 64 % des jeunes trouvent un emploi dans les 12 mois qui suivent la fin de leur stage, contre 45 % des chercheurs d'emploi dans le groupe de contrôle.