Peu de demandes de crédits de crise pour les commerces bruxellois

Mardi 27 septembre 2016 — Immédiatement après les attentats du 22 mars 2016, le Gouvernement bruxellois a décidé de prendre quelques mesures d'urgence en vue de soutenir les commerçants et l'horeca qui éprouvaient des difficultés. La députée bruxelloise, Hannelore Goeman (sp.a) a demandé des informations à ce sujet auprès du ministre compétent, Didier Gosuin.

En raison des conséquences des attentats et du lock-down, plusieurs indépendants et PME ont éprouvé des difficultés. La plupart d'entre eux, des petites entreprises aux réserves limitées, avaient surtout besoin d'un crédit-pont pour surmonter cette période difficile. Le Gouvernement a prévu deux mesures : d'une part, un conseil et un accompagnement des entreprises dans le besoin ; et d'autre part, la mise à disposition de crédits de crise et de garanties.

Fin août, cinq mois après les attentats, 217 entreprises ont pris contact avec la « cellule chargée du redressement économique » et 137 demandes d'accompagnement ont été enregistrées. La plupart d'entre elles sont actuellement encore en cours de traitement.

La majeure partie des demandes ont été formulées par des entreprises de moins de 6 travailleurs (76 %) et par des indépendants (23 %). Par secteur, il ressort  que ce sont surtout les commerces (42 %), l'horeca (26 %) et le secteur hôtelier qui sont demandeurs de cette mesure.

 

En ce qui concerne les crédits de crise, 147 entreprises ont introduit une demande. Jusqu'à présent, 33 entreprises (soit 22 %) se sont vues attribuer un crédit. Il s'agit principalement d'établissements horeca (55 %). Au total, il s'agit de 2,1 millions d’euros en crédits et 1,4 millions d'euros en garanties octroyées.

Hannelore Goeman (sp.a) est satisfaite de la rapidité avec laquelle la batterie de mesures de soutien a été mise en place, mais se pose des questions concernant le faible nombre de demandes :

« Chaque entreprise qui est sauvée, ce sont des emplois qui sont maintenus, une vie professionnelle qui reste intacte. En ces temps de crise, les pouvoirs publics doivent, plus que jamais, soutenir leur population. Le Gouvernement a pris ses responsabilités, mais la réaction reste, pour l'instant, limitée. Vu les nombreux scénarios catastrophes et la pluie de faillites qui nous ont été prédits, il semble étrange qu'il y ait eu si peu de demandes introduites. Les entreprises se sont-elles dès lors redressées plus rapidement ? Ou les entreprises n'étaient-elles pas suffisamment informées de ces mesures ? Le seuil était-il trop élevé ? J'interrogerai le Ministre à ce sujet ».